Sonia J. FATH
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L’altruisme, inné ou acquis ?

mercredi 24 février 2010, par Sonia

Dans une société dont les membres sont de plus en plus désocialisés, il est urgent de se poser des questions sur l’altruisme. Un reportage d’Arte me permet d’étudier la question en profondeur.

C’est quand que vous avez pleuré pour la dernière fois ? Pour une coupe du monde perdue ou pour une cause réellement sérieuse ?

D’ailleurs, c’est quoi au fait la compassion ? Vous donnez de l’argent aux bonnes œuvres ? "Oui, c’est important, très important pour moi. Parce que ça me donne bonne conscience. Quand je vais bien, j’ai envie que les autres aillent bien aussi." Un homme auquel on demande s’il lui arrive de ressentir de la pitié ou de la compassion ? "Pas vraiment. C’est comme ça." Une autre femme répond "Oui, quand je vois toute la misère dans le monde, je me dis que j’ai de la chance et que c’est mon devoir d’aider les autres." Une femme style employée de banque me surprend en répondant "Je ne peux pas me sentir bien quand je vois les gens souffrir autour de moi. C’est aussi simple que ça." Un homme cadre répond "Ce n’est ni de la pitié, ni de la compassion. J’estime que c’est notre devoir quand on a un travail d’aider ceux qui n’ont pas cette chance-là". ((Je me reconnais dans cette dernière intervention.))

Une rencontre avec un mendiant "Les gens donnent beaucoup plus l’hiver, parce qu’en hiver, les gens ont plus pitié de nous, quand ils nous voient vivre comme ça, ça les touche davantage. Les gens ne restent pas indifférents. Ils ne peuvent pas toujours nous donner de l’argent, mais beaucoup comprennent nos vies et ils compatissent. Celui qui donne le plus, c’est monsieur Tout-le-Monde. Les riches sont loin d’être les plus généreux. Ce ne sont pas eux qui donnent le plus, souvent les riches ne sont même pas capables de dire bonjour. Les jeunes sont plus radins. Les personnes âgées ont tendance à donner plus d’argent. Et oui, les femmes sont bien plus généreuses que les hommes."

Une dame de la Croix Rouge, à la question du pourquoi nous donnons de l’argent ? "On donne avant tout pour soulager la misère des autres. Quand on voit des personnes dans le besoin, on a envie d’aider. On donne aussi généralement quand on a connu le même genre d’épreuve : un cancer, par exemple, ou un grave accident. Alors on a envie d’aider les gens qui sont dans cette même situation."

C’est ce qu’on appelle la compassion. Mais que peut-on faire pour encourager ce sentiment ? Pour que les gens partagent la souffrance des autres ? "Ce qu’il faut, c’est toucher les gens, les faire réagir. Il faut les encourager à regarder autour d’eux et à s’intéresser aux autres. Comment fait-on ? On va leur parler et on leur montre que certaines personnes traversent une période difficile et qu’il faut les aider". S’ils ont tendance à se sentir coupables, ils refusent de s’impliquer. ((oh, les petits chéris, toujours innocents)).

La compassion c’est percevoir et ressentir la souffrance des autres et être prêt à donner sans rien attendre en contrepartie. On donne quand on va bien, non ? Alors agit-on par pitié, par reconnaissance de la douleur d’autrui, par compassion ou bien par vanité ? La compassion, par exemple, est-ce qu’elle est innée ou est-ce qu’elle nous est acquise ? Des études ont montré que de jeunes enfants de 2 ans sont capables de faire preuve de compassion. La psychologie du développement vise à comprendre comment se fait l’acquisition de certains comportements et de certaines pensées chez les enfants. Les origines de la compassion remontent très loin dans l’évolution. On en porte la preuve en nous, c’est la raison pour laquelle des scientifiques ont choisi de travailler avec des enfants en bas âge.

Cela nous permet de mieux comprendre les différentes étapes de l’évolution humaine. Émotion, langage, morale, c’est ce qui fait de nous des humains et nous différencie des animaux. Nous cherchons à savoir comment naît la compassion. Comment vient-on à dépasser notre égoïsme et prendre la défense de notre prochain. Ont dit que les origines de cette évolution sont à chercher du côté de la famille. Les êtres humains comme de nombreuses autres espèces animales s’occupent de leurs petits. Mais les êtres humains ne se contentent pas seulement de s’occuper de leurs petits. Il leur arrive également de venir en aide à de parfaits étrangers ou à des personnes extérieures au cercle familial. On s’entraide les uns les autres, mais chacun y trouve son compte. Car en aidant son prochain, on espère un jour un retour d’ascenseur.

Dans l’expérience, on fait tomber un objet et on fait comprendre à l’enfant qu’on n’arrive pas à le ramasser. On a découvert que les enfants se précipitaient à chaque fois pour ramasser l’objet et le donner. Ils sont également capables d’ouvrir la porte à quelqu’un. C’était pour montrer que l’empathie et le désir d’aider quelqu’un qui a un problème sont bien inscrits dans nos gènes. J’ai pu observer que les enfants font ce qu’on attend d’eux, mais ils restent ensuite toujours un moment à regarder l’autre personne comme s’ils attendaient une récompense, un merci ou alors comme s’ils voulaient vérifier que l’autre puisse faire ce qu’il voulait faire grâce à leur aide.

Les singes se comportent de la même façon que les humains. Pour les scientifiques, c’est la preuve que les êtres humains ont hérité leurs capacités d’empathie de leurs ancêtres les singes. Il semblerait donc prouvé que les enfants ne naissent pas égoïstes et qu’ils n’apprennent pas l’altruisme en grandissant, ni par la religion ni par la morale. Ils étaient capables de compassion et ils venaient en aide aux personnes en difficulté émotionnelle ou confrontés à un problème pratique. Ils sont tout à fait capables d’être attentionnés.

Où est le siège de la compassion dans le cerveau ?

Au milieu des années 90, des chercheurs italiens parviennent à isoler des cellules nerveuses responsables de l’acte de préhension chez les singes, c’est à dire de la faculté de prendre les choses, de les saisir. Ils découvrent que ces neurones sont présents également chez les animaux qui n’avaient fait qu’observer cette fonction. Ce sont les neurones miroir. "Logiquement, ces neurones n’auraient dû être actifs que lorsque le singe accomplit lui-même l’action. Mais ils le sont aussi lorsque le singe observe un autre individu exécuter l’action. Ces neurones remplissent une double fonction. Ils permettent d’une part de réaliser une action et d’autre part, ils s’activent lorsque l’on observe la même action réalisée par une tierce personne. D’où le terme de neurone miroir. Et ça marche aussi chez les hommes mais on ne trouve pas des neurones miroir partout dans le cerveau. Certaines zones sont destinées uniquement à nos actes et à nos pensées. Il semblerait que nous arrivions par l’intermédiaire des neurones miroir à faire partager certaines émotions, certaines sensations comme le toucher. Reste encore à découvrir pour quelles actions ou émotions, il existe des neurones miroir et pour quelles actions ils n’existent pas. Mais une chose est sûre, les neurones miroir reflètent aussi bien nos actions que nos observations et nous poussent à exécuter ce que font les autres." ((Dommage que l’entraide ne semble pas fonctionner dans le sens vers les plus faibles.))

Mais depuis cette émission, j’ai encore une fois eu confirmation qu’il existe des personnes totalement insensibles, elles ne ressentent aucune émotion face à la détresse. C’est le phénomène de cécité mentale dont 10 à 14% des adultes sont atteints d’une forme relativement prononcée. ((Cela doit être l’horreur d’être marié/e à de tels gens ou de les avoir pour amis, ils ne viendraient jamais en aide à quelqu’un d’autre, tout au plus s’ils y voient un intérêt personnel ou commercial !))

Et l’empathie d’un point de vue scientifique ? "L’empathie est composée de deux éléments. Premièrement, on a ce qu’on appelle un élément cognitif, ça veut dire que nous sommes capables de nous mettre à la place de l’autre. Deuxièmement, il y a un élément émotionnel. Est-ce qu’on ressent les mêmes émotions que la personne qu’on observe. Quand on voit une personne triste, est-ce qu’on peut vraiment partager sa tristesse ?"

Philip Zimbardo, psychologue "La plupart des gens sont capables de commettre des atrocités quand les circonstances l’exigent. Mais on refuse de voir la vérité en face. On s’imagine tous être du côté des gentils." ((Il y en a même qui sont capables d’atrocités quand les circonstances ne l’exige pas. Au niveau de l’état, cela s’appelle un génocide, au niveau de l’individu, un assassinat)).

En 1971, Philip Zimbardo, alors professeur au département de psychologie de l’université de Stanford en Californie a réalisé une expérience. L’expérience de Stanford restée dans les annales. Philip Zimbardo a divisé un groupe d’étudiants en deux, d’un côté les gardiens, de l’autre les prisonniers. Il s’était attribué le rôle de directeur de la prison. Les gardiens avaient reçu un uniforme, une matraque et le pouvoir absolu sur les détenus. Les prisonniers étaient tous vêtus d’une blouse blanche, ils étaient à trois par cellule et étaient appelés par des numéros. L’expérience a très vite échappé au contrôle de Philip Zimbardo. Les gardiens ont commencé à brimer les prisonniers et à leur imposer des punitions physiques. Ils se sont laissés grisés par l’ivresse du pouvoir et y ont même pris plaisir. Ils n’ont fait preuve d’aucune empathie pour leurs camarades. Ils ont même été jusqu’à forcer les détenus à nettoyer les toilettes à main nue. Les gardiens rationnaient la nourriture et privaient les détenus de sommeil. Les prisonniers étaient totalement épuisés. Les gardiens se montraient particulièrement cruels la nuit parce qu’ils pensaient ne pas être surveillés. Philip Zimbardo pense que les gardiens se sont laissés séduire par la notion de hiérarchie et de pouvoir. ((Dans le reportage on disait "autorité", mais ce n’est pas cela, il s’agit de pouvoir)). Il ne faut pas oublier non plus le phénomène de groupe. Parmi les gardiens, aucun n’a remis en question le comportement de ses compagnons. A aucun moment, ils ne se sont sentis personnellement responsables de leurs actes. A l’origine, l’expérience était prévue pour durer deux semaines. Mais Philip Zimbardo a été contraint de l’interrompre au bout de six jours seulement. Il avait pourtant sélectionné avec soin ses participants. Les étudiants avaient tous été considérés comme tout à fait normaux et pas particulièrement enclins à la violence. ((On ne peut donc pas s’imaginer que la société s’améliorera sans s’imposer à soi des règles plus strictes.)) C’est l’environnement qui les a rendus méchants. Les spécialistes du comportement appellent cela l’effet Lucifer. Pour Philip Zimbardo, le comportement des soldats américains en Irak présente des similitudes avec l’expérience de Stanford. Les soldats sont responsables de leurs actes, mais les personnes qui les ont obligées de travailler dans de telles conditions sont également responsables. ((Déduction : les citoyens sont responsables de la détresse sociale, mais les dirigeants du néolibéralisme et capitalisme sauvage également.))

Les autorités américaines n’ont cessé de répéter aux soldats que les irakiens étaient tous des terroristes potentiels. Si l’on en croit Philip Zimbardo, le fait de se sentir menacé en permanence peut pousser des soldats à commettre l’irréparable. Dans une situation extrême, on perd parfois sa capacité d’empathie. ((Et chez nous, on n’arrête pas de faire croire aux gens que l’Etat s’occupe des pauvres et esseulés alors que ce n’est pas vrai, donc les citoyens les abandonnent)).

La compassion est un sentiment bien fragile et précaire bien qu’il soit vital pour la vie des personnes isolées.

Et comme l’altruisme est inné, mais que la société capitaliste l’a presque complètement détruit, il faut se fixer des règles strictes et les observer, car l’égo de l’adulte est très puissant et laisse très peu de place à la compassion et à l’entraide.

9 Messages de forum

  • L’altruisme, inné ou acquis ? 10 mars 18:09, par stephane

    Formidable et terriblement moderne cette manière d’associer la télévision à vos recherches. Pensez-vous qu’il y aurait des livres ou des écrits à conseiller sur ce thème ?

    merci d’avance

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    • L’altruisme, inné ou acquis ? 10 mars 20:22, par Sonia

      Bonjour et merci pour votre commentaire. Vu le nombre de livres que produisent les auteurs français et étrangers sur divers sujets, je suis sûre qu’il y en a une bonne quantité sur ce sujet précis, mais ne saurais les nommer. En ce qui me concerne, je suis plutôt dans l’action et laisserais les études des grandes théories à d’autres plus passionnés que moi dans ce domaine. Pour mon travail, pour éviter d’avoir à me forcer à lire des pavés de 400 ou 800 pages écrits par divers auteurs, j’adhère plutôt à des films tels ceux de ARTE. Et c’est la seule chose qui me manque ici, sur la chaude terre d’Afrique, où je suis venue faire une cure d’humanité au Burkina Faso. Sonia

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      • L’altruisme, inné ou acquis ? 19 mars 10:28, par Patricia D

        Bravo Sonia pour votre courage ! Je suis comme vous, je préfère la réalisation même à mon petit niveau, l’action aussi petite soit elle qu’à tous ces grands discours et ces grandes théories. Et puis en ce qui concerne le texte, pour répondre sur l’empathie, ce n’est pas parce que l’on ne peut pas pleurer ou être triste face à une personne dans ce dit état que l’on ne peut pas ressentir de l’empathie face à sa situation à son désarrois et cette empathie peut justement se manifester par une action différente qui contribuera à l’aider. Je ne suis pas d’accord non plus lorsque dans le texte vous dites que souvent l’on rend un service dans le but d’attendre un jour quelque chose en retour, si cela était le cas, je ne ferai certainement pas le métier que je fais et de plus on peut donner sans avoir besoin obligatoirement de recevoir ! Je vais m’arrêter là car il y aurait beaucoup de choses à commenter sur ce texte comme cette violence et là c’est un tout autre sujet que l’altruisme ou l’inné. Cordialement

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        • L’altruisme, inné ou acquis ? 19 mars 20:01, par RV

          Bonjour, je tiens à amener ma maigre contribution à votre écrit qui m’interpelle : Concernant l’empathie, tout d’abord, je vous rejoins absolument. Je voudrai simplement en préciser l’ aspect principal.L’empathie est ce que, nous, soignants, connaissons bien comme étant un outil de travail essentiel : cette capacité à se mettre à la place de l’autre, à appréhender sa souffrance, tout en restant à la bonne distance. C’est ce qui nous permet , en dehors de notre savoir, des techniques et autres outils que nous employons, de dispenser des soins efficaces, d’être dans un rôle thérapeutique et humain. Pour autant, il ne s’agit en aucun cas de froideur. Par contre , je ne suis pas votre vision des choses lorsque vous dites : "Je ne suis pas d’accord non plus lorsque dans le texte vous dites que souvent l’on rend un service dans le but d’attendre un jour quelque chose en retour, si cela était le cas, je ne ferai certainement pas le métier que je fais et de plus on peut donner sans avoir besoin obligatoirement de recevoir !"

          Vous réagissez pour votre propre chef, or je n’émets aucun doute quand à votre situation personnellle, par contre, peut-on affirmer qu’il s’agisse d’un comportement commun à tous ? Sincèrement, j’aimerai beaucoup, mais je crois hélas que non : il existe absolument des personnes qui rendent service ou donnent uniquement dans l’espoir d’un renvoi d’ascensseur ou par sentiment de cullpabilité.

          Cordialement, Roseline

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          • L’altruisme, inné ou acquis ? 20 mars 07:22, par Sonia

            Bonjour Roseline et merci pour votre message

            Cette constatation que je fais à savoir que l’on rend un service dans le but d’attendre un jour quelque chose en retour est le fruit d’une logique ou tout bonnement d’un calcul mathématique. Vous travaillez dans le social, vous donnez, mais en retour vous recevez, vous êtes obligée de recevoir, à savoir un salaire, des revenus, sans quoi vous ne pourriez exister. Essayez de faire votre métier de don sans jamais rien recevoir, vous allez y perdre votre dernière chemise. Quand on dit que tout est lié, c’est vraiment le cas. Et essayez voir de donner de l’amour sans jamais en recevoir en retour, ça tape sur le système, il y en a qui en ont perdu la vie ! Le monde, pour bien fonctionner, doit être en équilibre. On peut donner sans rien attendre ou sans rien recevoir, mais cela reste (ou devrait rester) marginal pour l’équilibre, toujours l’équilibre. Au niveau financier, on voit bien ce que cela donne de toujours donner (les pauvres) et de ne recevoir que des miettes (des riches). Pour comprendre cela, il faut juste savoir que les prix pour les RMIstes ne devraient pas être les mêmes que pour les bobo, car une nuit d’hôtel à 50 euros fait 12,5% du revenu mensuel d’un RMIste alors que pour un bobo qui empoche 5000 pour quelques points de QI de plus, cela fait juste 1% des revenus. C’est ainsi que le transfert d’argent passe des pauvres vers les riches et non l’inverse.

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      • L’altruisme, inné ou acquis ? 19 mars 14:22, par Aminata

        Bonjour Madame Sonia,

        Merci pour vos actions c’est ce qu’il nous faut pour avancer et comme disait l’autre Dame mieux faut des petites actions que rien car c’est petit à petit l’oiseau fera son nid.

        Altruisme inné ou acquis ?

        Bon disons qu’ il y a ou aura toujours une base inné en nous. Et que la question à poser est : c’est à quel degré minimum ou max ? Moi je pense minimum ou à faible pourcentage au début car il ne faut pas oublié que c’est l’environnement qui détermine l’homme.En effet on vit et on apprend ou acquiert des connaissances, cultures et valeurs qui viennent s’ajouter à celles qu’on n’avait déjà ( inné à l’être humain). bref chez altruisme inné si en plus se développe l’acquis on aura à tendance à voir un Altruiste et si c’est le contraire on aura un altruiste ou l’être tout court. Et c’est ce qui fera la différence entre A et a ou entre êtres humains comme vous et moi ; seulement du fait que vos actions sont plus concrètes que les miennes ou des autres.Et cela ne veut pas dire pour autant qu’on est pas altruiste ou qu’on est pas "compatissant".Mais c’est une question de manifestation par rapport au vécu de chacun.Car l’important est d’avoir conscience que c’est la vie en communauté qui l’exige, c’est un contrat social qui nous lie les uns aux autres ce qui nous ramène à la question du droit et du devoir.En effet on a souvent tendance à parler du droit subjectif au détriment du droit objectif soit l’individu plutôt que la communauté. Et c’est en ces moments que nous enfants d’Afrique et du tiers monde nous remercions des personnes comme Monsieur Jacques Bignicourt, père fondateur d’Enda-Tiers monde pour toutes les actions concrètes réalisées. Car Aujourd’hui, " il faut que l’Afrique devienne africaine pour se développer (Joséphine Ouédraogo) "... "l’Afrique peut avancer si elle le souhaite réellement et Je suis avec ceux qui le désirent disait Sonia FATH".Alors Oui on est avec vous car non seulement nous le souhaitons mais nous y croyons.Amitié et responsabilité voilà un exemple concret qu’on voit tous les jours. Donc allons tous sur le terrain des actions car ensemble nous sommes les plus forts.Et que c’est sur le terrain de la vie qu’on apprend beaucoup de choses qui consolide notre humanité ou notre altruisme.

        Cordialement

        Aminata

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    • L’altruisme, inné ou acquis ? 20 mars 06:14, par Mademoiselle De Saint Martin

      Par exemple, lire la pitié dangereuse de stephan ZWEIG

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    • L’altruisme, inné ou acquis ? 9 juillet 20:35, par Dural Richard

      http://www.duraliempathie.webself.net/ Le truisme est le nom donné à l’évidence, la vérité indéniable. L’altruisme est donc le seul raisonnement qui permet d’accéder au truisme. Le savoir est la détention des vérités, l’intelligence la faculté de voir la vérité, la logique la seule méthode pour retrouver la vérité, et l’altruisme est ni plus ni moins que le raisonnement logique, la vraie intelligence permettant d’accéder au savoir. Bien sur elle permet en même temps de se mettre à la place d’autrui, car la logique impose avant tout une conscience de soi et un bon sens de l’observation que les égocentriques n’ont pas. Si tu veux plus d’explications car le site va fermer pour être remplacé par un plus professionnel tu peux demander sur duralr@yahoo.fr

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  • L’altruisme, inné ou acquis ? 19 mars 10:11, par Baron

    Bonjour Sonia , Je srais tenté de répondre "les deux mon général"

    Je pense que chacun de nous arrive au monde avec déjà un caractère, celui d’un "chef" ou celui "d’un soldat".

    Ensuite, je pense que l’effet miroir dans l’enfance joue un rôle important pour devenir altruiste .

    Je me risque à proposer une troisième proposition, c’est celle du vécu.

    Si je prend mon cas personnel, je ne suis pas né avec l’âme d’un chef quoique en n’y réflèchissant, j’ai toujours aimé mon indépendance,mal supporté la vie militaire durant 15 ans chez les pompiers de Paris, je ne supporte pas les ordres surtout si je les trouve abusifs, aussi j’ai trouvé l’emploi qui me convenaît le mieux.

    Si je ne suis pas devenu "chef" de quelque chose, c’est simplement qu’issu d’une famille pauvre, je n’ai pas eu l’aide familliale autour de moi pour m’aider à suivre une bonne scolarité.

    Par contre, l’effet miroir pour devenir altruiste, j’y crois, par l’exemple de mon père que j’ai toujours vu aider les voisins en détresse, toujours dévoué à rendre service, à s’occuper de gens malades en leur prodiguant des petits soins. çà oui, je pense que l’exemple de mon père, avec mon expèrience de pompier (porter secours) m’ont fait devenir altruiste, du moins au niveau caractère. Mais mon altruisme se limitait à rendre service et donner un coup de main dès qu’il en fallait un. Pas au point de m’engager dans une association.

    Le vécu, mon vécu pour rester dans mon cas, je pense également qu’il a une inportance pour le déclic un jour ou l’autre pour se servir de son côté altruiste pour servir une assoce ou une mission ONG ou encore de multiples actions.

    L’expérience miroir, l’expèrience pompier et militaire, peut être ma prédisposition (chef ou pas chef) à la naissance et mon vécu tant professionnel (plusieurs expériences professionelles, (chômage, créateur d’entreprise, créateur d’un service pour une entreprise et d’autres jobs) et sentimental (deux divorces avec la bagarre qui les accompagne durant 20 ans ) tout ce vécu dur à vivre et à faire face durant de longues années ne m’ont pas permis de penser réellement aux autres, je devais d’abord me sortir de mes histoires pour trouver la paix.

    La paix, je l’ai trouvé en me stabilisant dans un emploi qui me convient tout à fait, auprès d’une troisième épouse avec qui tout va pas trop mal et le déclic est arrivé en 2005 quand j’ai vu les images des émeutes des banlieues.

    Ce déclic s’est traduit par la création d’un concept de société le SDV (salaire de vie) qui maintenant fait partie du programme de l’UDG union des gens et qui sera proposé au peuple en 2012 grâce à notre candidat Sébastien Rins.

    Voilà comment se traduit chez moi mon côté altruiste, en proposant non pas une solution et une aide concrète pour un groupe déterminé de citoyen en détresse mais en proposant et militant pour une vision et une idée pour le peuple Français. Ce qui ne m’empêche pas bien sûr de donner de l’argent ou rendre service quand je peux le faire. Cordialement jp

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