Sonia J. FATH
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Maigrir, comment ça marche

Se nourrir autrement

vendredi 19 février 2010, par Sonia

Des régimes, il y en a de toutes sortes, et pour celles et ceux qui s’y intéressent, on sait déjà qu’ils ne servent qu’à remplir les poches de ceux qui les vendent. Car si on ne change pas son mode d’alimentation, sa vie, on reprend ce qu’on a perdu très vite, et voire bien plus encore que ce qu’on a perdu.

Dans mon entourage, nous sommes deux à avoir décidé de perdre des kilos. L’un parce qu’il dépasse les 105 kilos et qu’il ne se sent pas bien, l’autre parce qu’elle a dépassé l’IMC de 30 et qu’elle sait très bien que ce n’est pas bon pour la santé et qu’en plus, à 50 ans passés, courir ou monter les escaliers est plus pénible quand on a des kilos en trop, même s’ils ne gênent pas par ailleurs. C’est donc une question de principe.

Pour bien commencer son autre mode d’alimentation, il est bon de commencer par prendre son poids. Après les fêtes de Noël et de Nouvel An, la balance indiquait 87 kilos. Je me souviens qu’en 98, après être revenue du Sénégal, j’étais étonnée d’être passée à 63 kg et imputais cela aux bons repas sénégalais.

Après les fêtes, j’ai donc décidé de surveiller un peu de plus près ce que je mangeais, prendre un peu moins sur l’assiette ou ne pas reprendre, passer d’une demi-baguette au petit déjeuner à un quart de "Subrot". C’est un pain alsacien en 4 parts fait avec la même pâte que pour les baguettes, mais dont le poids est inférieur à la demi-baguette et se monte à environ 83 à 106 grammes par part. Du coup, je faisais même une économie financière, puisque le "Subrot" est à 1 euro les 4 morceaux, soit 0,25 euro le petit pain, tandis que la baguette est à 0,90 euro, soit 0,45 euro la moitié. J’ai également décidé d’arrêter le lait et le fromage de vache pendant une période de 3 mois pour voir ce que cela donne. Et pour renforcer mon système immunitaire, j’avale tous les matins un cachet de "vitamine C naturelle 500". Pour l’instant, je n’ai pas encore eu le rhume ou mal de gorge que j’avais l’année passée et régulièrement en hiver. Avec ces petites modifications, mon poids de janvier est passé du maximum de 87 kg au minimum de 73,6 kg le 6 avril, soit 13,4 kg en trois mois. Cela me paraît excellent. D’ailleurs, le graphique d’évolution que j’en ai fait dès le début était une bonne motivation à continuer.

Du côté de mon ami qui s’est fait avoir par une vendeuse de produits diététiques et qui ne sait pas se contrôler, qui grignote donc et ne surveille pas ses repas, aucun gramme n’est parti. Son médecin généraliste lui dit qu’avec tous les médicaments qu’il avale et son diabète, il ne peut pas perdre de poids, son spécialiste lui dit qu’il doit en perdre ! Ah les médecins, il y a de quoi devenir dingue, non ?

Nous sommes maintenant en avril, et comme je vis dans mon monastère citoyen et que j’ai le temps de m’occuper de ces choses, "travailler moins pour vivre mieux !", je pèse, si je peux, ce que je mange, et je fais mon tableau de calories par repas et par journée. Comme j’aime les chiffres, ceci ne me pose aucun problème. Le 10 février, j’ai quitté l’obésité, je suis dans le sur-poids direction la normale, IMC oblige.

J’utilise un pèse-lettres pour peser mes aliments. Et je cherche les correspondances caloriques sur des tableaux sur Internet si je ne les trouve pas sur les paquets. En février, la moyenne était de 1003 calories par jour. Avant de commencer, je n’aurais jamais pensé que mon corps se suffirait de si peu sur plusieurs semaines. Mais la courbe est descendante, c’est l’essentiel. Je fais aussi ma propre liste de produits avec les données caloriques et de nutriments. Je n’ai alors plus besoin de chercher sur Internet. Et lorsque je mange au restaurant, je prends une salade et vérifie les composants par la suite. J’ai même demandé au restaurateur de remplacer les noix (très caloriques) par des oranges.

Sur un site Internet, je suis tombée sur un nouvel indice, celui de la masse graisseuse. Pour les femmes, la norme ou bon indice serait de 25 à 30%. Un petit calcul me montre qu’avec ma taille de 1,67m, mais je vais prendre 1,65m en raison de l’âge, je devrais avoir un poids de 53 kilos pour arriver à une masse graisseuse juste en-dessous de 30%, soit 29,69%. Mais ceci correspond à un IMC de 19,47, donc en-dessous de 20 et ce qui me situerait dans la maigreur. Je pense donc que la masse graisseuse pour des femmes de ma taille doit être relevée dans la norme. En tout cas...

Rira bien qui rira la dernière, les kilos ou moi ?

— -

Même au Burkina, j’ai poursuivi mon alter-alimentation, ce qui a beaucoup amusé mes amis. Mais le résultat est là : j’y ai atteint mon plus bas niveau depuis le 2 janvier, à savoir 75,4 kilos, soit une perte de 11,6 kilos ou 159 grammes par jour. Vive l’autogestion !

6 avril 2010

Petit rajout de fin mai, mon poids actuel est passé à 69,8 kilos, soit près de 18 kg de perdus ! Et ceci avec des efforts qui sont tout à fait à ma portée.

24 juin 2010

Le 5 juin, mon IMC était à nouveau dans la zone normale, et aujourd’hui mon poids était au lever à 66,4 kg.

Mon objectif est d’atteindre un IMC de 22,5, le milieu entre 20 et 25, ce qui revient à un poids de 61,25 kg. A partir de là, je vais compter 6 mois de stabilisation pour voir ce que je peux manger pour conserver mon poids, avec quelques variations évidemment, et ne plus compter les calories et les grammes.

Vive l’autogestion !

16 août 2010 - Objectif atteint !

Avec les années, mes vertèbres se sont tassées un peu et j’ai perdu 4 mm, je ne fais donc plus que 1,666 m. Pour un IMC de 22,50, cela équivaut à 62,450 kg. Ce matin, ma balance m’annonce 62,3 kg. Je n’ai donc plus qu’à m’occuper de stabiliser ce poids de référence. Je suis fière de moi et fière de mon travail. Si je voulais être méchante, je dirais que d’autres sont fiers d’être français !

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