Basées en partie sur le bon sens, mais aussi sur le bouddhisme en tant que philosophie de vie, nous présentons ci-après les premières règles qui définissent les relations et les comportements des membres de l’Ordre entre eux mais aussi dans leurs relations avec le monde extérieur.
1. Abandonner l’arrière-pensée de laisser souffrir les autres pour son propre bonheur.
2. Accepter les religions des autres tout en recommandant les pratiques en privé.
3. Aider ceux qui en ont besoin et qui demandent de l’aide.
4. Aider les autres à se rapprocher de la sagesse sereine.
5. Avoir pour seul but le bien d’autrui.
6. Avoir recours, quand cela est nécessaire, à toutes ses capacités physiques ou, éventuellement, intuitives.
7. Avoir, lors de toute activité positive, l’esprit d’éveil pour motivation et le dévouement pour but.
8. Combattre tout obstacle et améliorer sa pratique grâce à la pensée altruiste d’égalité et d’échange avec les autres.
9. Corriger ceux qui, aveuglés d’illusions, commettent de mauvaises actions, ce qui les aiderait à réformer leur conduite.
10. Établir des règlements positifs et prononcer des jugements justes.
11. Faire de toutes circonstances, favorables ou adverses, un aliment de sa pratique.
12. Louer les qualités de ceux qui le méritent.
13. N’exclure ni son corps, ni sa parole, ni son esprit des préceptes d’éthique.
14. N’ignorer ni ne trahir aucun de ses engagements.
15. Ne jamais renoncer à l’aspiration altruiste.
16. Ne pas accepter des compliments et des dons obtenus par de mauvais moyens (flatterie, chantage, machination, corruption ou tromperie).
17. Ne pas être avide de gratitude et de compliments à cause de sa pratique.
18. Ne pas manquer à la moralité pour se mettre dans les bonnes grâces de certains.
19. Ne pas manquer de respect aux personnes plus âgées et qui ont plus d’heures de vie et donc d’expérience et de souffrances.
20. Ne pas négliger de répondre aux questions des autres quand on en est capable.
21. Ne pas se laisser démonter par les menus incidents et la critique (grâce à Albert Schweitzer ça marche avec "tout le mal que vous dites de moi coule le long de moi comme la pluie sur les plumes d’une oie").
22. Ne pas se vanter de ce que l’on fait pour les autres.
23. Ne pas tirer orgueil de sa pratique.
24. Partager avec les autres ses richesses spirituelles, discuter, échanger.
25. Pratiquer l’entraînement mental avec une constante impartialité et appliquer ses principes dans tous les domaines.
26. Prendre soin de personnes malades.
27. Prendre soin de ses disciples, parents et amis, en leur prodiguant enseignements et aide matérielle.
28. Refuser de perdre son temps en activités oiseuses (insouciance, frivolité, danse, musique et distractions mondaines, commérages).
29. Refuser de perdre son temps et son énergie en futilités, lutter contre l’indolence, la paresse et l’attentisme.
30. Refuser de se faire des disciples dans l’espoir d’en retirer des gains matériels personnels.
31. Rendre la bonté éprouvée.
32. Résister à ses impulsions de colère et s’y opposer en réfléchissant à leurs conséquences nuisibles.
33. Rester simple et naturel avec autrui, tout en transformant intérieurement son esprit.
34. S’auto-discipliner et ne pas laisser ses bonnes actions se polluer d’égocentrisme et d’attachement.
35. S’appliquer à tenir ses promesses et ses engagements.
36. S’efforcer de soulager les souffrances des autres, telles que les sept types de frustration (cécité, surdité, paralysie, épuisement, dépression, rejet par tromperie, réprimande).
37. S’opposer aux actes nuisibles des autres, autant que faire se peut.
38. Surveiller son comportement pour rester dans la modestie.
39. Tenter de soulager le chagrin des autres, comme la douleur causée par la perte d’êtres chers.
40. Vivre selon les préceptes malgré la crainte de perdre sa popularité, corriger dans son corps et dans son langage les défauts qui nuisent à sa réputation et font obstacle à la conduite d’un authentique éveil de l’esprit.
