L’égoïsme, qui vient de "ego" est le moteur de la grande majorité des humains, cela provient de leur condition d’anciens animaux qui est encore très présente dans chacun d’eux, comme nous avons déjà pu le voir.
Quand on a fait sa transformation personnelle, son évolution vers quelque chose de meilleur, on arrive irrémédiablement à voir que l’on peut donner à sa vie une direction autre que le suivisme misérable et la soumission aliénante en échange de biens matériels. Je suis consciente que cette phrase peut avoir des allures d’esprit de supériorité pour le "commun des mortels". Mais ce n’est pas du tout ce qu’elle doit exprimer. En fait, j’accepte les hiérarchies naturelles, mais non pour qu’elles puissent exécuter une domination du haut vers le bas, du fort vers le faible, mais le contraire. La hiérarchie doit permettre une aide du haut vers le bas et du plus fort envers le plus faible. Ceci est le résultat normal lorsque l’on soumet sa vie à l’évolution de la conscience, ce qui ne se fait pas par automatisme comme grandir ou vieillir, mais est le fruit de longues années de dur labeur. La loi que j’applique n’est pas celle découverte par Darwin, la loi de la jungle, appliquée à tous les échelons de la France, mais celle découverte par les humanistes, la loi du plus faible, appliquée à tous les échelons d’Alter-France : nous ne pourrons vivre heureux et nous ne serons véritablement humains que si le plus faible d’entre nous ait tous les droits que peut octroyer une conscience éveillée.
J’ai souvent une image devant les yeux, quand je passe devant le petit champ de maïs entre la commune où je réside et la suivante. Quand le maïs mûrit, il y a une grande étendue verte et de temps à autres on voit des têtes d’épis qui dépassent. J’imagine alors un faucheur s’avançant entre les rangées et fauchant, l’une après l’autre, les têtes qui dépassent avec la faucille de la mort. C’est ainsi que les têtes de Olympe de Gouges, Gandhi, Martin Luther King, Thomas Sankara et bien d’autres ont été coupées et le sont toujours encore par des hommes qui ne répondent qu’à leur égo et fonctionnent donc selon la loi archaïque. Et il n’y a pas que tous ceux dont on déplore la disparition physique, mais il y a aussi tous ceux qui sont enfermés chez eux, enlevés, exclus de la vie pour refus de se soumettre aux dictateurs économiques. Je me considère comme faisant partie de ce dernier groupe et j’ai donc besoin de me protéger. Le citoyen ordinaire ne veut pas voir ce qui se trame dans son dos, et l’information étant une marchandise comme une autre, ne passe à la télé ou à la radio que ce qui est particulièrement médiatique. Le reste doit se débrouiller comme il peut. Je suis consciente que je vis dans l’autodestruction, mais je ne fais que suivre ma voie, ce sont les autres qui comprendront un jour ce qu’ils ont fait ou ce qu’ils n’ont pas fait, ce qu’ils font et ce qu’ils peuvent faire.
La société me méprise, je dois la fuir, fuir dans une microsociété qui protège les personnes en position de faiblesse. Quand on lit mon CV, on est "époustouflé" de mes compétences, et ceux qui soutiennent le système ne comprennent pas ma situation. Mais je l’ai déjà expliqué dans "Ma nécessité intérieure", je ne peux faire autrement, je suis dans un autre camp que la majorité des gens, je suis humaniste et altruiste et j’ai besoin de vivre mon altruisme, je ne fais plus des concessions incessantes pour soutenir un système pourri.
Travailler au sein de l’Ordre, c’est d’abord avoir un projet d’intérêt général, être seul/e de préférence et vouloir partager avec d’autres son projet, son temps de travail et ses repas et avoir des revenus qui garantissent un minimum nécessaire pour ne pas peser sur la communauté. Tellement de choses sont possibles.
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