Cher Monsieur,
C’est un grand plaisir pour moi de vous retrouver dans ma région et j’espère que nous aurons l’occasion de nous parler un peu plus longuement qu’entre deux conférences, car je travaille et je fonctionne comme vous, sauf que vous êtes dans l’agriculture et moi dans l’économie. Je l’ai découvert lorsque j’ai lu le petit livre "Chant de la Terre" que m’a prêté ma voisine.
Comme vous êtes une personne très occupée, je vous ai préparé un dossier sur mon travail que je remets à Cécile qui vous le transmettra.
Je travaille sur la création de l’IDDICEA - Institut pour la Décroissance, le Développement International et la Coopération Europe-Afrique sous forme de coopérative à laquelle doivent participer des personnes d’ici et du Sahel afin de favoriser une intense coopération économique éthique. Ce sujet me préoccupe depuis janvier 2000, depuis que j’ai opéré un changement de cap pour mettre le reste de ma vie au service des pauvres. J’ai accompagné mes activités depuis le 4 mai 2000 d’un journal électronique, qui est sorti dans sa sixième version, imprimée à l’imprimerie de ma commune cette fois et distribué en abonnements annuels. Je vous mets les deux exemplaires de Alter-Mundo en annexe.
Mon travail est centré sur trois pays démocratiques du Sahel (Sénégal, Mali et Burkina Faso et la circonscription de l’Est en France) et dois me permettre de créer mon emploi d’utilité sociale, voire mondiale hors du système capitaliste. Mon travail est aussi politique, j’étais candidate aux dernières Cantonales, mais je me destine à une candidature aux Européennes de 2009 afin de mieux défendre les intérêts de l’Afrique (et des pays pauvres) et ceux des femmes d’ici et d’ailleurs. J’essaye de mettre les personnes en réseau au moyen du site d’Alter-France dont vous trouverez également le dépliant en annexe.
Je pratique la décroissance positive et la suis avec plusieurs tableaux que vous pourrez consulter en pièces jointes ainsi que la plupart des fiches-projets élaborées jusqu’à présent pour l’IDDICEA. Je suis également présidente de l’association ICEA - Initiatives Citoyennes Europe-Afrique qui s’occupe des projets humanitaires avec le Sahel et de AFAMI - Association de Financement des Altermondialistes Indépendants, citoyenne du monde, je suis membre depuis peu de l’Europe des Consciences, de ATTAC, de 100% altermondialistes, des Amis du Diplo et depuis longtemps du SEL.
Ma double casquette économique et politique est due au fait que j’ai compris, il y a plusieurs années déjà, que le politique est prisonnier de l’économie, et afin de pouvoir encore mieux lier les deux, je souhaite créer un premier "monastère citoyen" que vous trouverez ci-joint.
Dans l’attente de vous rencontrer, je vous souhaite une bonne journée à l’Orangerie.
Bien cordialement
Sonia J. FATH - 26/09/2004
Le site Alter-France n’existe plus car les Altermondialistes sont trop égoïstes. AFAMI n’existe plus, encore un coup des Altermondialistes et ceux de gauche, incapables de travailler ensemble. Et plein d’autres choses ont été massacrées par les soi-disant Altermondialistes. Il y a une guerre sociale entre les gens et ceux qui sont encore protégés ferment les yeux. C’est curieux, cette situation me rappelle étrangement le nazisme et l’exclusion des juifs ! Le bon alsacien serait-il en train de détruire les vrais humanistes ? Car des faux, il y en plus qu’il n’en faut pour s’énerver.
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09/11/2009
Il était de nouveau à Strasbourg, le petit porteur de sandales qui nous parle de changement de comportement et qui méprise ceux qui changent de comportement comme moi en refusant le contact et le soutien. J’en veux, oui, j’en veux terriblement à ce petit bonhomme qui n’a que ses colibris en tête, fier d’avoir élevé 5 enfants dans la simplicité volontaire, ça fait au moins 3 de trop. Il faut réduire la population mondiale, donc on n’a qu’un enfant, deux au maximum ou aucun comme moi ! On n’a pas besoin des enfants pour payer les retraites et aucun peuple ne va disparaître s’il n’y a plus autant d’enfants que dans une démultiplication déchaînée.
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28/08/2010
Le 18 août, Monsieur Berthrand L. me laissait le message suivant :
"Face à cette virulence dans tes propos, le dialogue doit être difficile avec toi.
Pierre Rabhi expliquait une fois que ce qu’il craint le plus, c’est une fétichisation de sa pensée ou de ses paroles. Cela conduit souvent à l’adulation dans un premier temps puis au dégoût dans un deuxième.
Il ne t’a certainement pas répondu faute de temps ou d’élément à apporter sur ta problématique. Effectivement il se consacre aux colibris, On ne peut pas être partout à la fois. La dispersion est le pire ennemi de l’action. Il a certainement aussi beaucoup de demandes ressemblant à la tienne, alors répondre à toutes, répondre à aucune ?
Je te souhaite de pouvoir continuer à faire avancer tes idées et tes valeurs (sans lui, tant pis). C’est finalement ça le plus important.
Bon courage"
Mon commentaire : Oui, mes propos sont directs et parfois virulents. J’ai une sainte horreur de la molasserie ambiante. Je sais que mes propos ne sont pas faits pour tout le monde, cela n’a pas toujours été ainsi, mais j’ai évolué et des gens comme Pierre Rabhi, j’en attends autre chose que ce que je peux attendre du petit bénévole de l’association du coin. Le fondement de son travail devrait être la coopération et non pas l’indifférence. Car il savait très bien qu’il trouverait des adhérents à ses idées quand il a commencé et qu’il fallait faire travailler ces gens-là ensemble, développer une stratégie de coopération citoyenne nationale, régionale, locale. Mais tout ce que ces associations savent faire, c’est développer leur "business", comme Monsanto ou Halliburton développent les leurs. Mais je soupçonne que des entreprises purement capitalistes qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre du fait de leur produit savent coopérer, même si ce n’est qu’au travers des banques. Et les associations ? Elles sont là, au bord du chemin, la bouche ouverte, l’air de n’y plus rien comprendre. C’est parfois d’un ridicule de regarder ces syndicats, ces partis de gauche, ces associations militantes se débattre comme le lion pris dans dans les mailles du filet de la fable de La Fontaine de mon enfance.
Oui, elles m’en ont assez fait bavé, ces associations à la noix que je m’autorise à être virulente, à critiquer où je veux et quand je veux et à poursuivre mon chemin.
